Christine Lieffroy Photographie

Expo « Jardin de la Photographie » 2026

Expo septembre 2026

"Norvège"

L’exposition du 12 septembre 2026 se déroulera sur la journée à Vedène (vaucluse).

Organisée par le club photo de vedène « La troisième image » au parc Bardi, j’y présente une nouvelle série de paysages sur la « Norvège en hiver ».

Pas moins de 60 photographes et clubs photo exposent leurs œuvres.

La Norvège

C’est un pays fascinant avec des paysages très différent qui changent radicalement entre le sud et le nord, ente les saisons surtout !

Je la préfère en Hiver, quand les conditions sont rudes, et même un peu extrêmes, dans le blanc et le gris, dans le vent, la neige, la pluie.

 

Toutes ces ambiances hivernales m’on inspiré des textes qui accompagnent chaque photo.

 

Norvège

« Nuages »

 

Ils arrivent du nord,

Lourds, épais, immenses.

Heurtent les montagnes,

Les avalent, les dévalent.

 

Obstinément

Poursuivent leur errance.

Coiffant les plages,

Ils happent la lumière

Et les couleurs au passage.

 

Sous ces nuées obscures,

L’océan se réveille,

S’ébroue dans le vent.

D’un mouvement ample,

Intense.

 

Poussant ses vagues,

Mouchetées d’écume

Blanche et froide,

Sur la grève noire

Où s’évanouit leur danse.

Norvège

« Glace »

 

La saison froide

Tire sa révérence,

Abandonne la place,

Reflue lentement.

La glace se fend, se brise, se casse.

 

Elle perd sa force,

Se corrompt, se délite

Point ne résiste.

Elle rend les armes

 

Contre l’eau noire qui se glisse,

S’insinue, se fourvoie,

Dans les méandres infinis

D’un labyrinthe

Où le regard se noie.

Norvège

« Voyage »

 

Quitter aujourd’hui

Pour demain

Délaisser ici

Pour là-bas.

 

Errer dans les jardins de la terre,

S’égarer dans les sentes secrètes,

Ou dériver sur les chemins incertains.

 

S’amarrer sur ce bout de rocher,

Qui touche l’horizon.

Où des fragments de lumière

Eclaboussent le rivage.

 

Percevoir les mélodies de la nature,

Dans le souffle du vent,

Ou les échos du silence.

Norvège

« Tempête »

 

Le vent, dans ses accès de rage

Pousse tout le ciel

Et ses nuages

Sur la terre

Déjà roide.

 

Les bourrasques hurlantes

Se succèdent sans répit.

Et même la lumière s’enfuit.

 

Les ombres s’estompes.

Mais dans cette douceur trompeuse,

La tempête folle, presque joyeuse,

Tourmentera la terre,

Jusqu’à son dernier souffle

Froid et amer.

Norvège

« Clarté »

Dans la froidure

Des contrées oubliées,

Subsiste au cœur du jour

Une clarté diffuse.

Elle s’insinue doucement,

A travers les strates de brumes,

Ponctuant d’éclats scintillants

Sa lueur pale sur l’océan.

Sur ces terres ancestrales,

Errent dans cette lumière

Des légendes dorées

Murmurées par le vent.

Norvège

« Rivage »

 

Entre plage et océan

Dans le mouvement incessant,

Des vagues, des marées

Et des vents,

 

Se dessinent dans le sable

Des courbes déliées.

Des arabesques,

Des ondes tourmentées.

 

Tableau éphémère

Que l’orage vient parfaire

En poudrant de blanc

Les rivages du ponant.

Norvège

« Ciel & Terre »

 

La terre est belle

Elle le sait !

Elle se pare de blanc en hiver

De vert en été.

 

Elle a forgé des montages

Pour avoir de belles formes,

Des océans aussi,

Pour que la vie éclose.

 

Et puis il y a le ciel

Qui la couvre le jour

D’un voile nébuleux et fantasque.

Et lui offre chaque nuit,

Une pluie d’étoiles,

Des aurores boréales.

 

A travers les yeux du ciel,

Pigmentés d’azur ou de gris

La terre rayonne et resplendit.

Norvège

« Roche »

 

Surgie d’une ère ancienne,

Emergeant à peine,

Polie, usée au fil des millénaires,

Par les glaces,

Par la mer.

 

Sculptée lentement

Par les vents,

Arrachant grain par grain

La matière.

 

Aujourd’hui, lisse et ronde

Parée d’or et d’argent,

Certains soirs,

A qui vient la voir,

A qui veut la croire,

Elle raconte son histoire.

Norvège

« Gelé »

 

L’hiver a arrêté le temps.

Tout est figé, immobile, silencieux

Dans la steppe solitaire.

De maigres arbrisseaux,

Emprisonnés, dépouillés,

Dorment dans une gangue glacée.

 

Sous le vent qui hante les lieux

Pliés, tordus, malmenés,

Résignés

Ils supportent inlassablement

Les éléments.

 

Au bout de cette éternité,

De cette somme infinie

De jours déguisés en nuits,

Comme un mirage inespéré,

Le sceau azuré

De l’espoir apparait.

Prochainement, les photos  de cette journée…

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